A l’orée des envols,
Le stigmate de l’avant-rupture
Se faufile entre les détresses
Qui s’étalent dans l’aéroport
A cent lieues du nid d’amour.

A l’orée des atterrissages,
L’humeur pleine de joyeux assauts
Se glisse parmi les gaietés
Qui piaillent dans l’aéroport
A une lieue d’un bonheur éperdu.

L’aéroport, le temple des voyageurs,
Est consacré à Mercure.
On y célèbre la grande messe
A l’intention des sacrifiés
Sur l’autel de la destinée.
On y célèbre par des adieux
Le passage vers d’autres cieux,
On y célèbre en larmes
Le départ dans la brume.
L’offrande d’un baiser,
Le don de l’être délaissé,
Amadoue Chronos
Pour quelques instants :
Les intervalles affectueux
S’étendent dans les cœurs aimants ;
Le futur baigné de langueur
Se fige dans l’illusion.

L’aéroport, le centre des réconforts,
Est consacré au dieu des retrouvailles ;
On y festoie l’être aimé.
Les lèvres s’entrelacent aux larmes d’ivresse,
Les bras s’entremêlent aux mines réjouies,
Et les voix s’enchevêtrent dans l’émotion.
Chronos immerge les bien-aimés
Dans l’éternité,
Dans l’abîme de la félicité.

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