A l’inconnue.

Elle n’a pas ton visage, ton regard, ton sourire
Ni ta peau, ni tes seins, et tout ce qui en toi m’attire.
Je n’ai pas entendu l’appel, je n’ai pas céder au chant,
De cette sirène au corps somptueux, alléchant.

Elle n’a pas ton audace, ton courage, ta ténacité,
Elle n’a dans mon cœur aucun droit de cité,
Elle ne peut entrevoir les sentiments qui nous assaillent,
Nous visons l’amour au plus profond de nos entrailles.

Elle ne cherchera jamais à te connaître, te maudire,
Elle ne sait rien de notre passé, et ne peut donc rien prédire,
J’y songe un instant, je te vois, elle s’envole.

Il aurait suffit d’un moment d’inattention, par mégarde
Elle aurait pu saisir mon âme solitaire qui parfois se hasarde,
Il suffisait d’un rien pour qu’à toi, elle ne me vole.

(2015 – F.C – Tous droits réservés)

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7 Commentaires
  1. Satan 4 ans Il y a

    Bravo quel talent!

  2. Auteur
    gabriel-desanges 4 ans Il y a

    Merci beaucoup, Jean.

  3. Mireille Masson 4 ans Il y a

    Décidément, j’aime vous lire !

    Elle a failli quitter la place pour la sirène au corps somptueux ! Alléchant, c’est sûr !

    belle écriture !

    Amicalement !

  4. Trémière 4 ans Il y a

    Joli soir Gabriel,

    Sapristi ! J’ai failli louper ce poème !

    Ton poème, Gabriel, est un enchantement.

    Ce rêve me ramène aux aveux que certains hommes m’ont fait.

    La gent masculine semble avoir assez souvent ce fantasme. Pourquoi leur en vouloir ? 🙂

    D’autant plus que les femmes, même si elles le cachent, ont aussi leurs doux rêves ! ” sourire”

    poétiquement

  5. Trémière 4 ans Il y a

    J’ajoute vote et étoiles

    Rose ***

  6. forester 4 ans Il y a

    Très beau et bien exprimé cher Gabriel, j’ai beaucoup aimé, merci pour ce moment délicieux…un vote.

    Au plaisir de te relire…
    Forester

  7. Auteur
    gabriel-desanges 4 ans Il y a

    Mireille,
    et il ne faut jamais répondre à l’appel des sirènes, on a plus à y perdre qu’à gagner.
    Heureusement, l’homme a su se tenir au mat de l’amour, comme Ulysse s’est attaché à celui de son bateau.

    Tremière,
    tant que cela reste du fantasme, du rêve lointain, rien d’alarmant.
    C’est quand le rêve veut devenir réalité qu’il faut se méfier.

    Forester,
    merci pour le compliment et le vote !

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