A la Vie

À la Vie 

Je te jure, on a compris
Combien de jours encore payer le prix
ramène enfin la lumière sur nos visages
Étouffés angoissés, au plus fort de l’orage

Le vent fait danser les branches du prunier en fleurs
J’entends au loin les sirènes, en pleurs 
Le ciel reste noir, face à l’ampleur 
Je retiens mon souffle dans un froid silence
Incertitude, rien n’a plus de sens

Le soleil éblouissant ose encore briller
J’observe médusée, les oiseaux célébrer la vie
Ce décor qui s’étend  devant ma fenêtre fermée
Je tente alors de garder à l’esprit
cette course douloureuse sera bientôt finie


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