3h du mat’ dans ma vie

Je me retrouve dans cette piole miteuse de banlieue
La nuit brûle et pue comme l’enfer
Il est 3h du mat’ , un truc comme ça , j’sais plus trop
J’ai l’esprit aussi embrumé et sombres que doivent l’être mes poumons
Ronger par la fumée et bouffer par cette vie
J’ai l’palpitant qui s’affole … i’va pas tarder à lâcher

Cette chambre pue tellement
On dirais que la mort baise sur ce plumard , qu’elle salit ces draps
Des draps pourris , humides , froids et aussi propre que l’âme d’un violeur / pédophiles
Je veux même pas imaginé ce qui c’est passé ici
J’ai l’impression de vivre du Kafka dans 9m2
Les lumières de la ville éclairent le plafond défoncé par le temps et dévorés par les mites

Une ville vivant du meurtre , des putes et dl’a came
Dominé par la corruption et le pouvoir
Je vois les condés et leurs sirènes enflammées l’horizon
Cette putain de ville dévore tout ce qui y foute les pieds
Et pourtant je suis là , j’dois peter les plombs , être maso
Putin d’spirale
J’allume une clope , tire deux taffes , laisse mes poumons en profiter puis la jette par la fenêtre
Fenêtre qui isole autant que peut isolée une piole à 20 billets de l’heure dans un quartier merdique

Dans le reflet de cette fenêtre et celui de cette vie miteuse , j’aperçois un ange …
Une chevelure orangé , qui soumet mon regard à son bon vouloir
En sentant l’odeur que ces mouvements dégage , je suis déjà esclave
J’suis deja perdu dans ses yeux couleur feux
Putin de dieu que-est ce que j’aime les Rousses
Beauté aussi divine que fatale
Sentant le sexe , l’amour , la vie
Je fini la boutanche de vodka d’un trait , laisse ce clair liquide bourré de noire intention remplacer mon sang et dévoré ma vision
Et me retourne … Je contemple une déesse .

Des tresses qui descende jusqu’aux bas de ses fesses
Ses fesses sont un appel aux péchés
Je m’approche d’elle , la gueule à moitié exploser après la baston d’y à une heure
Elle m’sourit , j’me met sur elle
Je sens tout ce qu’elle a à me donner entre ses seins
Je goute ses tétons et la regarde dansé de plaisir
J’la boufferais toute la nuit , mon altesse , ma reine d’une nuit

Je contemple un corps unique et amnésique de lendemain
Une possession éphémère au goût de poison
Je pourrais tuer pour elle si elle le décidais
La déesse décide …

 

A.M.

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1 Commentaire
  1. moimeme 2 ans Il y a

    Jolie prose.Merci pour la lecture que j’ai beaucoup apprécié.
    Amicalement
    Rachid

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