22 septembre 1914

22 septembre 1914

Septembre pleure en berne et blâme les oracles,
Le triste été s’éteint dans un dernier soupir,
Au fond d’un trou sinistre, assez pour y croupir,
Un lieutenant songeur, repense à ses “Miracles”.

De ses futurs bonheurs s’écroulent les pinacles,
Il lui faut, effaré, sous le feu, s’accroupir,
Crier son désespoir et brisé s’assoupir
Dans cet enfer ouvrant une ère de débâcles.

Ainsi, « disparus » (sic) du journal routinier,
Périt avec les siens, le jeune Alain Fournier ;
C’est le grand Meaulnes mort aux combats des Éparges,

Mais du livre éternel, la belle de Galais,
Danse à jamais la ronde au cœur de son palais
Suivant le fil du rêve et du monde les marges.

 

Alain Fournier est mort, précisément, au cours d’un combat dans le bois de Saint-Rémy, sur la crête des Hauts-de-Meuse.

Il a écrit quelques poèmes, contes et nouvelles (en souvenir d’Yvonne de Quièvrecourt) qui seront publiés après sa mort par Jacques et Isabelle Rivière (beau-frère et sœur) sous le titre “Miracles”.

 

 

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