La parole, une histoire d’eau en vers libres

La mer turquoise diluée
Dans l’immensité de l’horizon
Garde en son ventre maintes choses ;
Les squelettes des naufragés
D’un temps maudit
S’y empoussièrent d’eaux ;
Les objets sinistrés d’une folle atmosphère
S’y évanouissent dans l’amnésie.
La parole bleutée développée
Sur la grandiloquente expression
Garde bien des mots dans la vaste pensée ;
Le corps d’une rancune
Qui a jadis éclot y dépérit ;
Les haines d’antan
S’y ensevelissent dans l’oubli.

Le sang bleu de la terre s’ébroue
Dans un souffle de folie
Se colorant d’un gris sombre ;
Il s’élève d’orgueil
Sous un firmament de plomb.
La salive des mots s’agitent
Dans l’esprit fouetté par un vent de fureur ;
Elle se teinte de la noire jalousie ;
Sous une humeur grise,
Elle se crache sur l’œil d’autrui.

Les eaux olympiennes
Remplissent les abîmes de ce monde
De leurs regards d’azur ;
Leurs profondeurs liquides
Noient le vide abyssal.
Le fluide serein s’écoulant des yeux
Azurés de tendresse
Comblent la solitude immense
Des âmes gisant dans l’ombre infinie ;
La clarté pénétrante des bourgeons d’amour
Emplit leur désert vertigineux.

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